lundi 2 mars 2015

Methanisation : Danger Pollution

A Loge Begoarem, commune de Bannalec 29380, les associations, les riverains, le collectif s’inquiètent, comme devraient s'inquiéter aussi bien  les habitants alentour, les communes proches, ainsi que les promoteurs, les acteurs, les accordeurs d'autorisations, ainsi que tout ceux qui ont généré cette entité qui risque de venir s'installer au mépris de tous les principes de précautions.

En effet, il apparaît, à la lecture des quotidiens locaux qui se sont rendus sur place, et qui ont été alertés par différents groupements et associations, qu'un risque de pollution important serait inévitable,  selon la configuration du nouveau permis de construire de l'usine de méthanisation de Bannalec.

On peut lire ceci  dans le Télégramme sous le titre RIVIERE EN DANGER ::" (...) Le trop-plein du bassin de collecte dégueule dans le ruisseau, comme d'autres tuyaux, sans filtre. Et ce ru, qui n'a même pas été à sec lors de la sécheresse de 1976, va se jeter dans l'Aven.
(...)Les déchets du méthaniseur ne seront plus stockés dans un local couvert et étanche, mais à l'air libre. La maturation des digestats en extérieur est une absurdité, avec des émanations de gaz, et des eaux d'écoulement se jetant dans le ruisseau. C'est dramatique... " (Jean Pierre Rouleau de Bretagne Vivante présent sur place). 



Le journal Ouest-France reprend les mêmes arguments donnés par les personnes présentes :
Pour le journal,  une pollution à venir est inévitable.

je cite : "(...)La zone de stockage des déchets (digestats), dont la couverture est rendue obligatoire par l'arrêté préfectoral du 16 mai 2013, se trouve désormais à ciel ouvert et soumise au lessivage des pluies. Ce nouveau permis de construire n'est donc pas conforme à l'arrêté d'autorisation d'exploiter. Les eaux de ruissellement viennent ainsi polluer le ruisseau qui se trouve en contrebas et qui, plus loin, alimente l'Aven. Ce bassin avait déjà été réalisé sur une zone humide partiellement remblayée pour l'occasion ».

Jean-Luc Le Denelliou d'Eau et Rivières de Bretagne, s'interroge aussi sur  la valeur du premier arrêté du préfet ?" Quelles seront réellement les quantités traitées ? C'est carrément une nouvelle usine présentée,..."


Le Collectif Loge Begdegaz souligne pour sa part  que la Cocopac qui est propriétaire de la zone, doit se montrer exemplaire, étant de sa compétence notamment pour l'eau et l'assainissement. Le collectif s'inquiéte et rappelle que le bassin a été construit sur une zone humide remblayée partiellement.



En effet, ce  nouveau permis de construire qui semble ne plus  rien à voir avec celui qui avait été accordé et prorogé jusqu'en Novembre 2014, vient d'être accorder par le préfet du Finistère et  n'a plus aucun rapport avec le premier. 
Les dimensions ne semblent plus correspondre, l'usine initiale ayant été prévue pour traiter 50 000 tonnes de déchets par an, le séchage des digestats pendant environ 9 mois n'est plus couvert. Ces digestats ( matières molles et humides résultant de la méthanisation des déchets ) sont ainsi  soumis aux intempéries et aux pluies,  pouvant engendrer de plus des fermentations, bactéries etc..
.
La première enquête publique devient donc obsoléte, On serait en droit d'en attendre une nouvelle avec les nouvelles données.  CE QUI SERAIT LA MOINDRE DES CHOSES.

On remarque aussi que   par l'arrêté préfectoral du 16 mai 2013,  la couverture des digestats est rendue obligatoire .
Ce qui ne plus le cas ici, dans le nouveau permis de construire accordé et signé par le préfet. 
En outre la capacité de traitement de l'usine semble avoir changé. " Or, l'arrêté d'autorisation d'exploiter est donné pour 50 000 tonnes ". 
De ce fait, l'Association Bretagne Vivante a déposé un recours.

Enfin les associations et tous les responsables  se demandent, comme le souligne les  journalistes, pourquoi le préfet a accepté un permis de construire qui ne correspond pas à l'arrêté qu'il a lui-même signé ?


Sources :

 Ouest-France :  http://www.ouest-france.fr/methanisation-une-pollution-venir-inevitable-3209669

Le Télégramme :  http://www.letelegramme.fr/finistere/bannalec/methanisation-riviere-en-danger-21-02-2015-10533847.php


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Et toujours la pétition :>>>(clic) >>:  :CONTRE L'USINE DE METHANISATION DE BANNALEC *
*organisée par le collectif de Riverains de Loge Begoarem, commune de Bannalec :logebeg.degaz@gmail.com
Cliquez sur le lien, si vous aussi vous doutez du bien-fondé de cette usine  ou si vous jugez que la méthanisation ici ou ailleurs, dans ces conditions n'est pas acceptable.

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 (de même, si vous y voyez des erreurs, prière de les signaler.

mardi 10 février 2015

Bannalec : Methaniseur de Gâchis.


33000 tonnes de matière à méthaniser. C'est ce qu'annonce quasi officiellement les nouveaux actionnaires majoritaires  de Biogaz de Bannalec , la Sociéte Capvert Energie.

Cette usine est prévue, donnée, applaudit, acceptée, approuvée, signée, subventionée pour methaniser une masse hypothétique de déchets introuvables de 50 000 tonnes de déchets dans un périmètre qu'ils ont eux même fixé, à savoir  80 km autour de de la zone  d'Activité de Loge Begoarem, commune de Bannalec 29380.

Mieux encore, on qualifie d'exemplaire le partenariat des acteurs ( actionnaires)de cette entité . Exemplaire pour quoi ?
 Je site : http://www.bioenergie-promotion.fr/36295/federation-exemplaire-d-actionnaires-autour-de-lunite-de-biogaz-de-bannalec/
"L’actionnariat est complété par Eilan (Société régionale d’investissements dédiée au développement des énergies renouvelables en Bretagne), Sede Environnement (Groupe Véolia) et Jean-Pierre Tallec (industriel agroalimentaire breton), ce qui en fait un projet exemplaire en terme de fédération des acteurs du projet au sein du capital de la société. Le projet a été mené en partenariat étroit avec la Communauté de Communes du Pays Quimperlé et la Mairie de Bannalec. Totalisant un investissement de près de 10 M€, Biogaz de Bannalec bénéficie du soutien financier de l’ADEME, de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne et du Conseil Général du Finistère".

Je relève que ceci a été fait en partenariat étroit avec la mairie de Bannalec et la Cocopaq. (Sur cet  article de Bio-energie.fr daté de Juin 2014).

Monsieur le Maire de Bannalec, n'en parle plus  dans son discours de Voeux pour 2015, alors que ce projet soumis par Naskéo, a été pleinement accepté par la mairie, pour son caractère "écologique". ( c'est ce qu'en disait celui-ci, quand il a lui-même annoncé le projet), et qu'il dit pendant un conseil municipal, que cela ne le regarde plus, vu que ce n'est pas ? un projet de la commune !

Miracle de la technologie ou bien tromperie sur la marchandise, ou bien erreur entretenue, on continue à annoncer une production électrique de 1.5MWél,  une production thermique de 1.5MW, alors que le traitement de déchets sera diminué de pratiquement un tiers ! Mais avec  une production identique à celle prévue avec  les 50 000t/an de déchets. Et on nous parle toujours d'un investissement de 10M€, avec bien sûr, les mêmes subventions.

Ah oui ! La mise en service est prévue, toujours selon la même source  Fin 2014. ( Février 2015, les bâtiments ne sont toujours pas là.)

Infos clés fiche de cas – Maîtrise d’ouvrage territoriale publique-privée – Cogénération à partir de biogaz avec réseau de chaleur – Matières premières : 33000 tonnes/an de biodéchets – Production électrique de 1,5 MWé – Production thermique de 1,5 MW - Investissements : 10 M€ – Mise en service fin 2014..

Le GÂCHIS :

Toujours selon  la même source, qui a certainement reçu ces chiffres via des communiqués de presse des interessés, on apprend  que: 
l'usine traitera environ ( serait-ce moins ?) 33 000Tonnes/an de " matière organique" ( c'est mieux que de parler de déchets). " déchets d’industries agroalimentaires, déchets verts, bio-déchets de supermarchés et d’hypermarchés et moins de 10% de fumiers   ,  et que Les sous-produits proviendront en très grande majorité du Finistère afin de limiter l’impact du transport et la multiplication des camions sur la route.

Rapide calcul  : 

 1er Gâchis :17 000 Tonnes de déchets que l'on n'a pas, pour faire tourner, selon les critères  prévus, cette "machine".

2ème Gâchis :  sous-produits provenant du finistère et d'ailleurs, soit ! Mais la demande initial parle d'un maximum de 80 km autour du site ! sinon, déja  le conseil Général, ne devrait pas en principe accorder sa subvention : là, on ne parle plus du périmètre d'approvisionnement. Alors ?

3ème Gâchis : Selon l'étude faite par ce même Conseil Général, il n'existerait  dans le "meilleur" des cas que 33 000t/an de déchets agro-alimentaire pour les 19 unités du Finistère, sans compter les dizaines en projets. (environ 19 000 t minimum).

Alors : 33 000/19 =  1739 Tonnes par Unité dans le meilleur des cas.

Attention : Ne pas confondre ces 33 000 t/an de déchets  pour l'ensemble des unités du Finistère, avec le chiffre annoncé pour 
Bannalec. ( Etonnant cette similitude de chiffres pouvant porter à confusion !)


10% de fumiers sont prévus aussi  pour la nouvelle capacité 
TOTALE de Bannalec Soit : 3 300 T de fumiers.

Bannalec = 33OO t de Fumiers + environ 1739 t de déchets agro-alimentaires.

3300 t+ 1739t =5 039 tonnes de déchets . Même en doublant les déchets agro-alimentaires ( graisses, rebuts de viande etc...) on arrive péniblement à 7000 Tonnes.

Comme la capacité est  déjà réduite à 33 000 t/an, pour Bannalec, il faut remplir le restant :

33000-7000= 26000 Tonnes, à trouver  qui proviendrait (d'après le document de Bio-energie Promotion)de déchets verts et des bio-déchets des Super et Hyper-marchés  se trouvant dans le périmètre autorisé de l'unité de Bannalec.

Comme, il a toujours été dit qu'il n'y aurait pas de déchets verts dans cette centrale, on peut penser que ce sera le GACHIS des Super-Hyper marchés qui alimenteront en grande partie ce genre de méthaniseur, à la condition qu'il en reste pour les autres !!!

Ne pas oublier qu'il est convenu que les grandes surfaces devront se débarasser des ces invendus, dates périmés, etc...avec leurs emballages , TOUT ceci devrait se retrouver dans les digestats, qui retourneront dans les terres des volontaires ayant déjà signés contrats et pas seulement dans la terre, mais dans un  cycle qui n'ira pas en diminuant.

26000 tonnes de Gâchis de marchandises achetés, payés ( car compris dans les pertes) qui serviraient  uniquement à alimenter ce méthaniseur ? Et quoi d'autres dans les autres méthaniseurs que l'on veut absolument mettre un peu partout pour rentrer dans l'idée de ces 1000 methaniseurs voulus ?

Les grandes surfaces vont-elles se fairesupplier pour donner gracieusement leurs précieux déchets, la demande serait bien partie si l'on continue ainsi, vu le nombre de méthaniseurs prévus ? où pourquoi pas les revendre, après tout... 

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lundi 26 janvier 2015

Methanisation Bannalec en 2015, où va t'on ?

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Voilà une nouvelle année qui commence, et ne manquant pas à la tradition, il convient de se souhaiter les meilleurs voeux pour 2105. Voeux de bonheur, santé et bien sûr  voeux d'un avenir rempli de sérénité.

A Bannalec aussi, Monsieur le maire a présidé à la cérémonie des voeux  pour ses administrés.

 En ce qui concerne la future usine de méthanisation, cela ne doit plus avoir le même intérêt que les années précédentes, car s'il en était question antérieurement, pas un mot à son sujet lors des voeux en mairie, alors qu'en principe des travaux devraient commencer en 2015 ; Travaux qui devaient commencer, selon les voeux exprimés en mairie, depuis au moins 3 ans, vu que le permis de construire à été de nouveau prolongé jusqu'en novembre 2014.
Il est vrai que l'on nous dit maintenant que cela n'est pas( plus) un projet communal, malgré ce qui en avait été dit les premières années, par les élus municipaux.

Et c'est vrai, quoi dire ? On ne se sait toujours pas de quoi seront fait les apports de matières "premières" ( ou plutôt "dernières") pour alimenter cette usine gigantesque. Que sa capacité de traitement de 50 000 tonnes de déchets seraient réduites à 33 000 tonnes, malgré les subventions initiales. Que des doutes commencent à apparaître quant à la capacité de fourniture de tous ces déchets aux projets existants ou en cours.-Ce qui avait déjà été évoqué sur ce blog en Juin 2014  ici >> (clic)> Juin 2014

Et surtout  un extrait du dernier rapport du Conseil Général du Finistère d'octobre 2014 reprenant les mêmes interrogations. Mais un peu tard.




Concernant les matières "premières" , il est dit ceci dans le même document POUR L'ENSEMBLE DES PROJETS, et les apports  provenant des déchets d'activités économiques :


 33000 Tonnes de ces déchets  en totalité à méthaniser dans 19 centrales 

 (Certes, ce ne sont que les déchets d'activités économiques , mais quels sont donc les autres ????)

ON NE SAIT TOUJOURS PAS :

Sur le tableau ci-dessous extrait du document du CG 29, les apports concernant BANNALEC sont laissés en blanc !!!



( agrandissement, sur 2 vues ) :








On peut remarquer d'une part, que l'on indique toujours 50 000 tonnes de substrats par an ( alors que la Ste CapVert Energie ayant repris à son compte l'exploitation, nous annonce 33 000 t/an- qui, en passant, est le chiffre donné par le CG29 pour la totalité des apports déchets d'activités économiques pour l'ensemble des methaniseurs prévus et/ou en service- et d'autre part , on nous indique les puissances électriques, thermiques et la valorisation biogaz, mais de quoi ??? le tableau est vide.
En fait, depuis le début, un flou concernant les déchets : provenances, origines, constitutions...existe, et pour cause.
Sait-on à quoi va servir cette usine, à part avoir obtenue des subventions ? 
On est en droit de penser que les initiateurs de cette usine gigantesque, la Ste Naskéo, ont réussi à faire passer un projet qui était de 25 000t/an de "substrats" ( doublé par la suite suite à un autre projet "algues vertes", rejeté par le CG 29- mais qui est resté ainsi). On continue, à tous les niveaux à poursuivre ce projet devenu gigantesque.
Les élus et le directeur de la Ste Tallec disent aussi, que cela va pérenniser les quelques 200 emplois de l'entreprise jouxtant la future unité de méthanisation.. Cette entreprise de charcuterie industrielle,  rachetant à un coût réduit la chaleur produite et pour cela  fournirait un pourcentage de ces propres déchets, ayant aussi investit dans les parts de Biogaz de Bannalec, réduisant d'autant sa facture.  
En fait, il était prévu que cette fourniture de chauffage servent aussi aux autres industriels qui s'installeraient dans la zone ( à la condition que cela les intéresse dans le cadre de leurs éventuelles activités, car autrement  il faudrait chauffer uniquement des locaux à longueur d'année et payer pour cela). Pour le moment la question ne se pose même pas, les candidats n'existant pas.
Il est sûr que la Ste Tallec doit faire des économies car elle est sur le point de racheter une partie des productions de l'entreprise Delpeyrat sur son site d'Agen et qui est en difficulté, (celle-ci ne pouvant continuer, car en déficit et n'avait d'aileurs pas  pas repris 58 employés d'un autre site de la marque ( sur la ville de Thouars) qui aurait dû les rejoindre, mais qui font parti du plan de licenciement, s'il n'acceptent pas ou ne peuvent être reclassé ailleurs..
Ce qui revient à dire que les emplois chez Tallec vont passer de près de 200 à 370, plus une dizaine emplois sur Bannalec ou sur la route. ( Il s'agirait maintenant de " pérenniser" près du double d'employés).
Tallec a aussi investit dans les" Charcuteries du Blavet" ( anciennement Figedis) et Bretagne Porcelets, en avril 2014, en détenant 25 % de son capital.
Suite à l'incendie sur son site de Loge Begoarem, à Bannelec, en 2013, où devrait s'implanter l'usine de méthanisation, Tallec agrandit ses locaux.  La mairie de Bannalec a donc recalculé l'échéancier d'une avance de 730 000 Euros ( pour la diversification et la création ,à taux nul, en 2010),  dont 91 250 € pour Bannalec, le restant se repartissant entre le CG et la Cocopaq, afin de pallier aux difficultés liés à ce sinistre. Avec un différé de 2 ans, les premiers rembousements devant intervenir en Décembre 2015, jusqu'en décembre 2017.


 Concernant les tableaux et autres : Rapport complet du Conseil Général 29 :>>>(clic)> :   http://www.cg29.fr/Le-Conseil-general-et-vous/Eau-Environnement/Toutes-les-actualites/Methanisation-etude-du-gisement

A lire aussi : Ailleurs à Ouroux ( Méthanisation Agricole, où l'on apprend aussi que la Ministre de l'Ecologie, Madame Ségolène Royale, espère 1500 méthaniseurs, là où le Ministre de l'Agriculture parlait de 1000, il y a un an).>>>(clic)> : http://rue89.nouvelobs.com/2014/09/13/methanisation-lenergie-divise-les-ecolos-254791


et aussi : Rentabilité des méthaniseurs agricoles : >>>(clic)>  :  http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/methanisation-les-unites-actuelles-ne-sont-pas-rentables-trame-aamf-97758.html#gdS1UvxrepA5u8m0.99

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mardi 23 décembre 2014

A quoi pourrait servir l'usine de méthanisation de Bannalec ?

On apprend le 11 Décembre 2014 que l'entreprise Tallec située  à proximité immédiate de la future usine de méthanisation de Bannalec, compte bien sur la mise en fonctionnement de ce méthaniseur gigantesque :
Son dirigeant, s'exprime ainsi dans le journal "Le Télégramme" : ( je cite) :

" En 2016, nous comptons sur l'usine de méthanisation à Loge-Begoarem pour revaloriser nos déchets, des économies énergétiques et bien évidemment la pérennisation de l'emploi "..

En fait, cette notion de pérennisation d'emplois est l'argument qui revient le plus souvent, au-delà des souhaits de la direction de la Société Tallec, induisant ainsi une idée de culpabilisation si par malheur, et ce que nous ne souhaitons pas, des difficultés intervenaient au sein de cette entreprise, faute d’une entité produisant de la chaleur et ce uniquement pour eux.
 L'usine gérée par Capvert Energie permettant, on se demande pourquoi, de rendre durable et permanent (pérennisation) les emplois de l'usine d'à côté. Certes, celle-ci rachètera à un prix moindre la chaleur produite par ses propres déchets, dans une proportion d'environ 10% de la capacité de l'usine de méthanisation  et peut-être moins, on parle de 400t:an, le reste de la chaleur étant obtenus par la résultante de la méthanisation de déchets apportés et fournis gratuitement par d'autres entreprises agro-alimentaire,( pour ne pas dire concurrentes de la première)  ou d'autres que l'on ignore encore, pour arriver péniblement à 33.000t/an, pour une usine dont les subventions obtenus ou à recevoir sont "prévues" pour des bâtiments qui traiteraient 50.000t/an improbables . Une dernière partie d'environ  15% de produits méthanisables proviendrait  de lisiers et autres fumiers (loin de ce que les gens, administrations, croient concernant le traitement de ces déchets). Les digestats (rebuts de rebuts) finiront à l'épandage des volontaires ayant acceptés de les recevoir. 

Enfin, comme semble aussi le suggérer certains, la surface de l’entreprise Tallec, bâtiments, terrains pourraient être employée aussi à mettre des panneaux solaires, si cela devait vraiment contribuer à diminuer ses dépenses d'énergies. Surtout que maintenant l'acteur principal de la future usine de méthanisation prévue, la Société CapVert Energie, se définit en premier comme installeur de "centrales" solaires, sur le toit d'hangars et bâtiments existants ou bien fournies par ses soins....Et que Tallec est actionnaire de Biogaz de Bannalec ( géré par les-dits Capvert Energie) ! mais on n'en parle pas.

Comme la Société Tallec est une charcuterie industrielle, ces déchets seront certainement liés aux matières se dégageant de ce genre de fabrications : graisses, sous-produits carnés et autres, qui ne sont qu'un des ingrédients pour produire du méthane par fermentation et donc de la chaleur. Et ils en faut pour faire tourner cette "machine" surdimensionnée. La  preuve en est, c'est qu'il est annoncé, depuis la reprise du concept BiogazdeBannalec par Capvert energie, 'un tonnage de 33.000T/an de déchets,( au lieu des 50.000tonnes/an prévues ), tout confondus, qui viendront alimenter les digesteurs. La Ste Tallec, appelant cela : Revalorisation de ses déchets (pour son propre compte).  Cette "revalorisation" se bornant alors à méthaniser des déchets et non pas à redonner une valeur (revalorisation) quelconque. Et au bénéfice unique de celle-ci, la chaleur n'étant pas redistribuée ailleurs.
Une partie de leurs  déchets (graisses...) semblerait, peut-être, alors ne plus avoir d'incidence directe sur la station d'épuration qui en souffre, mais comme ces déchets iront dans l'usine d'à côté, dont Tallec détient des parts, celle-ci devra épurer  aussi "ses" déchets...et la boucle est bouclée.

Relisons ce qu'en dit le rapport du Conseil Général du Finistère concernant le projet de Naskéo. ( Quand Naskéo annonçait un traitement de 50 000 t/an de déchets...) et les subventions en conséquence .



Naskéo avait fait sa demande de subventions en indiquant qu'elle construirait une usine qui traiterait 50.000 tonnes par an. Maintenant, on nous parle de 33.000 tonnes. Le calcul est simple, le rendement diminue d'un bon tiers, soit 17.000 tonnes en moins- Pratiquement ce qu'exploiterait l'usine de Nouzilly, dans l' Indre-et-Loire elle-même conçue par Naskéo et exploitée par les mêmes nouveaux arrivants à Bannalec.  Ceci, dans les terrains de l'INRA qui ferait traiter ainsi uniquement ses "propres" déchets.

Les subventions vont-elles diminuer d'un tiers ? Puisque les données ont changé. Ou bien les contribuables vont-ils quand même contribuer à fournir les mêmes deniers publics pour une usine qui ne traitera que 2/3 des déchets prévus. Le cas est-il prévu? 

D'ailleurs, en Décembre 2013, on signalait déjà que l'usine de méthanisation d'Auch (initié par le même Naskéo), dans le Gers, n'avait pas assez de matières à méthaniser et envisageait d'y introduire des produits carnés !!! Et pourtant, elle est moins gigantesque que celle de  Bannalec. 
Même scénario. Et les subventions sont faites en fonction de la dimension et du potentiel décrit dans les demandes....à lire ou à relire :>>> http://la-brochure.over-blog.com/

D'ailleurs on voit bien que le méthaniseur de Bannalec, avec sa capacité de 50.000Tonnes  est le seul que compte  mener vers sa réalisation, la société initiatrice. Il suffit d'aller sur le site Internet de Naskéo, pour s'apercevoir que cela est le premier et dernier projet de cette envergure démesurée.

Dans la revue  L'Environnement Magazine du 3 Novembre 2014 ( www.Environnement-Magazine.fr) on trouve d'étranges déclarations de Monsieur Marc Bauzet ( ancien gérant, directeur, commercial, interlocuteur de BiogazdeBannalec) et prenant la parole comme  "Directeur Associé" de NaskéoEnvironnement. Ceci sous la plume de Lydie Nahjejian, journaliste. 
Ainsi celui-ci déclare : (je cite) :"Sur nos dix installations déjà réalisées et les vingt en projet, nous avons reçu, dans neuf cas sur dix, un fort soutien local. Si elles existent, les oppositions se manifestent dès le départ. Elles sont souvent portées par une dizaine de personnes, rarement plus. " 

Ce qui nous apprend que Naskéo, se définissant comme un des leader de la méthanisation, aurait à son actif simplement une dizaine d'installations en service depuis sa création en 2005. Si l'on se réfère au tableau déjà publié ici, on s'aperçoit que ces installations ne sont absolument pas dans le contexte environnemental, ni dans l'envergure du projet démesuré de Bannalec.







En fait, dans cette dizaine d'installation initiée par Naskéo, se trouve aussi des installations type "méthanisation à la ferme" ou similaire de son partenaire Allemand Biogaskontor. et les autres n'atteignent pas la capacité de Bannalec et sont situées dans des zones éloignées des habitations.
Par exemple à Auch, l'installation est en bout de piste d'aérodrome, loin des habitations. A Fresnoy-Folny ( Incendie en 2012), les habitants sont à environ 4 km, Biogaz de Chateau-Gontier ou du Gâtinais sont installés dans de véritables Zones d'Activités éloignés des habitations, où se côtoient de nombreuses entreprises et non des riverains. L'installation de  Nouzilly se trouve dans les  terrains de l'Inra pour ses  déchets internes, quant à Biogaz de Gaillon, les premières maisons sont à 700 mètres environ (Les gens intéressés peuvent aller voir sur Internet les derniers bilans de ces installations et seront bien étonnés ).
Donc, quand Monsieur Marc Bauzet ( ex Gérant, directeur, etc...de BiogazdeBannalec) dit ne pas avoir d'opposition, c'est que ses autres installations ont été conçues dans un environnement relativement plus propice. Les premières habitations de Loge Begoarem ( commune de Bannalec) se trouvant à 80 métres des méthaniseurs, ce qu'oublie de préciser l’interviewé. Et quand il dit : "les opposants sont généralement une dizaine, cela ne veut rien dire, car comme dans le cas du collectif de loge begoarem à Bannalec, il est certains que ces personnes représentent un nombre beaucoup plus importants d'opposants non répertorié et qui compte bien entendu  sur eux. 

Dans ce même article on retrouve ainsi le Collectif Logebeg.degaz   qui ajoute d'autres "critiques" :
"Des problèmes d’hygiène, si le méthaniseur est alimenté avec des carcasses,la pollution de l’eau par les nitrates,l’appauvrissement des terres, la décote de l’immobilier " etc... Si la journaliste a su trouver M.Marc Bauzet qui en fait ne représente qu'une dizaine d'installations depuis 2005, elle a su aller trouver aussi ce que l'on appelle "les opposants", pour diverses raisons valables.

On s'aperçoit bien , en lisant l'article de Madame Lydie Bahjejian que pour le moment RIEN n'est clair et que le fameux GUIDE du Club Biogaz, dont c'est largement inspiré la Ste Naskéo à coup de copié-collé  pour rendre ses réponses au Commissaire-enquêteur de Bannalec, fin décembre 2012, semble ne plus être tout à fait d'actualité et se cherche encore.

En effet le Club Biogaz révèle ceci dans le même article : " 
l’enquête menée par le Club Biogaz débouchera sur des propositions d’actions : « Nous organisons un séminaire sur ce thème le 24 novembre ( 2014). Après avoir identifié les besoins, nous pourrions par exemple rédiger d’ici 2015 à 2016, des guides, des retours d’expériences ou encore un point sur les obligations réglementaires »...


SUPER ! En clair cela signifie que pour le moment on en est au stade de COBAYES 
 et des expériences ....

En fait, déjà, le premier guide existant  du Club Biogaz était un travail effectué à l'époque par Madame Barriatoulah Achimi, finalisé fin décembre 2011, mais dont certains termes ont été modifiés par la suite après le départ de celle-ci !  la dite finalisation n'en était donc pas une, mais elle est imprimée en toutes lettres..., et le club Biogaz ne le signale pas, changeant ainsi certaines données, au gré de celui-ci. 

Mais, ces personnes voudraient ENCORE rédiger des GUIDES, des retours d'expérience...EN 2015 ou 2016... ( après avoir  testés sur les cobayes ?). 
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Enfin, concernant les dernières nouvelles, la Société Tallec ouvre un magasin d'usine sur son site de Loge Begoarem où, elle vendra ces produits, ainsi qu' à moindre coût, nous dit-on, les produits dont l'emballage est défectueux ou bien avec des dates courtes.  Ceci à côté d'une usine probable de déchets méthanisables.

Espérons que les promesses de Naskéo, CapVert Energie, Biogaz de Bannalec, la mairie, les intervenants feront que les nuisances éventuelles ne gêneront en rien les futurs clients.

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Et toujours la pétition :>>>(clic) >>:  :CONTRE L'USINE DE METHANISATION DE BANNALEC *
*organisée par le collectif de Riverains de Loge Begoarem, commune de Bannalec :logebeg.degaz@gmail.com

Cliquez sur le lien, si vous aussi vous doutez du bien-fondé de cette usine  ou si vous jugez que la méthanisation ici ou ailleurs, dans ces conditions n'est pas acceptable.

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Ce blog est indépendant de toutes associations,collectifs ou mouvements politiques ... vous pouvez  laisser vos commentaires dans chacun des articles écrits ou bien ci-dessous :

 (de même, si vous y voyez des erreurs, faites-le moi savoir, je les corrigerais, au cas où.)

lundi 1 décembre 2014

Les travaux débutent-ils "enfin" ?


Il était temps :

La période de prorogation d'un an vient de se terminer,en date du 24 Novembre 2014 concernant la mise en chantier de cette usine de méthanisation.
 Il aura fallu attendre 3ans ! La période de 2 ans s'étant écouler sans la moindre trace de travaux, il avait donc fallu faire une demande de prorogation d'un an, non renouvelable, pour peut-être voir un début de construction.

Le permis en Novembre 2014 :



Et Maintenant , c'est pendant les tout derniers jours restant que l'on voit le frémissement d'un début de quelque chose, car après il aurait été trop tard. Alors, on remue un peu, au dernier moment, pour rester dans la légalité.
La question qui se pose est pourquoi cette reculade jusqu'au dernier moment  ?Alors que cette usine, soit disant indispensable est attendue , ne serait-ce que par les établissements Tallec, qui serait bénéficiaire de la chaleur produite, tout en l'achetant pour réduire ses frais et permettant, d'après la commune et BiogazdeBannalec ... de pérenniser les quelques 200 emplois de cette entreprise. Non pas de créer  moult emplois par l'implantation de l'usine de méthanisation. On parle de 6 emplois et quelques autres sporadiques.
Depuis 3 ans, pas de chaleur produite, ( on craint pour les emplois de Tallec !) Car c'est bien de cela qu'il s'agit : la chaleur produite est bien mise en avant dans l'Avis Environnemental fait au début de la demande, sans parler évidemment du méthane, de la cogéneration produisant de l'électricité revendu par CapvertEnergie, ( nouvel arrivant)  à un tarif majoré, des déchets restant appelés digestats, dont on ne connait pas la composition ; le méthane se dégageant de la fermentation n'étant pas injecté dans le réseau  de distribution du Gaz.
Alors on s'active. Des pelleteuses parcourent le terrain, aplatissant ça et là , remuant des tas de terre, les déplaçant à droite à gauche et l'on commence aussi à clôturer le terrain. On arase, on arase.
Enfin un panneau est mis. Côté intérieur, bien a l'abri derrière les grillages.


Details :




On peut s'apercevoir, que pour le moment, il n'y a que le lot décapage ( du terrain) et le lot clôture d’accès qui semblent avoir été attribués. 
Qu'en est-il des autres entreprises, qui normalement auraient dû figurer sur ce panneau ; Seront-elles rajoutées au cas par cas, au fil de l'eau ? qu'elles sont-elles ?

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En fait, une nouvelle demande de modification du permis de construire vient d'être envoyée à la préfecture. Fallait-il attendre 3 ans pour  s'apercevoir qu'il fallait une modification et au dernier moment ! Qu'en aurait -il été  si l'usine avait été construite auparavant ? aurait-elle été hors-normes et aurait-il fallu alors une autre demande préfectorale ?
Comme la mairie ne communique pas à ce sujet, personne ne connait la teneur de ces modifications. Des fois qu'une nouvelle demande d'enquête publique soit demandée, peut-être.

Concernant la reprise du projet par CapVert Energies, elle n'a pas été évoqué par Monsieur le Maire, lors du conseil Municipal de Juin 2014 , ni par le comité de suivit qui d'ailleurs ne semble plus suivre quelque chose depuis cette reprise.  Pour sa part, le maire de Bannalec s'en explique ainsi  lors du quart d'heure Citoyen  suite aux questions du Collectif Logebeg.degaz ( je cite) : "Le maire indique qu’il a eu connaissance de ces transactions mais peu de temps avant tout le monde. Etant étranger à cette société, il ne lui appartenait pas de divulguer ce genre d’information. Le maire peut savoir des choses sur une personne ou une entreprise sans nécessairement les rendre publiques(sic) (....)ensuite, le maire déclare :
(je cite de nouveau) : La municipalité de Bannalec et son maire sont favorables au développement des énergies locales et renouvelables et l’ont toujours affirmé. Mais la commune n’est ni le porteur de projet, ni l’exploitant de la future installation.

Ainsi, on apprend que la commune n'est pas le porteur du projet,donc...Mais En  2013 on pouvait lire ceci dans l'Ouest-France du 18 Février 2013 :


Madame Marie-France Le Goz, adjointe de mairie, le confirme  aussi dans le Télégramme du même jour ( 18/02/2013) :

Mais en Novembre 2014, La mairie n'est pas (plus) impliquée, selon leur dire, dans ce projet que la municipalité semble quand même avoir initiée, et défendue avec ardeur ! (Je cite) : Au départ : c'est un projet communal.
Maintenant, la mairie dit  ne rien à voir dans ce projet, alors que c'est le même maire qu'en 2013  : Circulez il n'a rien a à voir ! Sont-ils dépassés ?  C'est pas moi, c'est l'autre !
ETRANGE, cette amnésie....

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